Affichage des articles dont le libellé est Fondations. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Fondations. Afficher tous les articles

9.9.05

La maçonnerie (partie 2) : Le soubassement (ou libage)

Les semelles c'est bien mais pas suffisant pour le charpentier (c'est exigeant un charpentier !). Il fallait donc monter des "parpaings" sur 60 cm (c'est la cote que nous avions définie au moment où nous avions "tiré" les niveaux). Ces 60 cm de parpaings s'appellent le soubassement dans notre région et le libage dans d'autres. (d'où le titre du chapitre)

Des parpaings ?

Il a fallu faire un choix : que mettre sur ces semelles ? (ben du cuir pardi !)
Nous avions la possibilité de mettre des parpaings traditionnels mais le bilan écologique des parpaings est fort mauvais donc...

Nous avons opté pour des blocs de pierre ponce en soubassement. Ils sont commercialisés par la société Cogebloc

www.cogebloc.com

Free Image Hosting at www.ImageShack.us

Ils ont (eux) un excellent bilan écologique (même s'ils ont un liant ciment) ; ils évitent les remontées capillaires et jouent donc parfaitement le rôle que nous attendions d'eux. Le problème des ces blocs est leur prix (5.45 € TTc le bloc non livré). Ils sont de dimensions parfaites pour nos fondations puisqu'ils mesurent 35cm (de large) x 20 cm (de haut) x 50 cm (de long). L'avantage de ces dimensions est qu'ils ont exactement la même largeur que les bottes de paille (35 cm).

Bref, nous avons fait le choix de ces blocs pour la maison (40 mètres linéaires) mais pas pour le garage (16 mètres linéaires) en raison du prix. Pour le garage, nous avons pris des parpaings "normaux" !

Une fois ce choix fait, il fallait commencer (et finir aussi, c'est mieux !). J'ai tracé aux cordeaux l'emplacement exact où devaient se poser les blocs de pierre ponce (en faisant toujours attention aux angles droits).

Nous avons commencé par le garage car les blocs de pierre ponce, en plus d'être relativement chers, ont été très longs à arriver. Au moment où les parpaings du garage ont été posés, les blocs n'étaient toujours pas là !!!

Une fois la livraison de ces blocs effectués (nous les avons achetés chez Eco-habitat : www.ecohabitat.fr, nous avons pu débuter (enfin) la pose.

J'ai bénéficié de l'aide de moultes peronnes (grand merci à eux) pour poser le 1er rang. Il a été nécessaire de toujours vérifier les niveaux (horizontalement) mais aussi les aplombs (verticalement) afin d'avoir les 2 premiers niveaux posés au mieux.

Free Image Hosting at www.ImageShack.us

Au-dessus de ces 2 niveaux, nous avons posé un linteau-chaînage (ce sont des blocs en U dans lesquels on pose un ferraillage et où on verse du ciment assez liquide).

Free Image Hosting at www.ImageShack.us

Ce système est assez long mais relativement simple à poser et permet à un novice de rendre un travail plus qu'acceptable au chapentier (c'est pour quand la médaille ?).




Une fois cette maçonnerie terminée, elle n'attendait plus que la venue de vrais pros pour poser l'ossature !!!

Je rajoute que les parpaings, les semelles, en bref, les fondations (et ron et ron petit patapon), ça a été du travail, du travail, et encore du travail, et surtout beaucoup de stress pour tenir le délai du prochain épisode !!!
Heureusement qu'on ne s'est pas usés jusqu'à la moëlle avec des fondations cyclopéennes ! (on avait dû bien sentir le vent !).

5.9.05

La maçonnerie (partie 1) : les semelles

Le mois de juin a été l'occasion de découvrir les joies de la maçonnerie !
Je n'avais aucune expérience en la matière ; j'avais seulement participé à un stage à l'écocentre Pégase Périgord (http://www.ecocentre.org)

Je me suis donc retrouvé face à un terrassement (ni plus ni moins que des trous) qu'il fallait combler !

Les semelles faisaient le tour de la maison et du garage (sauf la partie Est du garage qui n'était pas creusée). En tout, il y avait 56 mètres linéaires de fondation (40m pour la maison et 16m pour le garage).
Nous avons dû faire un premier choix pour respecter notre logique écologique.

Quels matériaux ?

Après avoir fait le tour des différentes possibilités, nous avons opté pour des semelles en béton armé traditionnel. Il est certain que ce choix n'est pas le plus écologique que nous puissions faire ; pourtant, nous avons fait ce compromis au vu des autres possibilités à savoir :

-les fondations cyclopéennes (ou béton romain) consistent en un empilage de pierre noyées dans un lit de chaux (hydraulique). L'avantage de cette technique est d'utiliser de la matière première entièrement naturelle mais elle prend un temps très important (et il fallait finir pour la venue du charpentier le 4 juillet) et elle coûte plus cher que des semelles béton !

-des semelles en chaux-bambou : cette technique ne fait pas l'unanimité auprès des autoconstructeurs. Certains considèrent en effet qu'il faut éviter de mettre des matières organiques (bambous en l'occurrence)dans des semelles. Pour ma part j'aurais souhaité pouvoir réaliser cette technique mais je n'ai pas trouvé de bambous de section suffisante (10 cm de diamètre) Il m'aurait été possible d'en obtenir mais pas avant le mois de juillet et venant de Bali !
Nous avons donc fait le choix de mettre une semelle béton, armée d'un ferraillage acier en T.

Il a ensuite fallu savoir si la structure du terrain (des cailloux, des cailloux, das cailloux) permettait la pose à même la tranchée du béton. Nous avons fait le choix de réaliser un coffrage compte tenu du fait que la tranchée creusée s'effritait énormément.

Dire qu'il faut faire un coffrage paraît simple ! Le réaliser beaucoup moins !!! (surtout pour un novice). Nous (Jean-paul, Jean-Marie et moi) avons acheté des planches à coffrage que nous avons installées sur une hauteur de 30 cm environ (soit 2 planches les unes sur les autres). Il a fallu lier les planches entre elles mais surtout, il a fallu recreuser une partie de la tranchée car elle n'était pas parfaitement d'équerre... C'est vraiment galère !

Il a fallu près de 3 jours de travail pour réaliser un coffrage de 56 mètres de long , 30 cm de profondeur et de 60 cm de large.

Au fond de la fouille, nous avons enfoui dans le sol, un fil de cuivre torsadé qui servira de prise de terre.. Par dessus nous avons mis le ferraillage (à environ 10 cm au dessus du fond de fouille).

Nous avons ensuite fait venir une toupie de béton (ou plutôt 2) qui nous a déposé le fameux béton B25 dans les fouilles à l'aide d'un tapis. Il nous a fallu 12 m3 de béton (à 124.62€ TTC le m3 livré avec le tapis), pour nos semmelles (plus le fond de la cuve de récupération d'eau de pluie).

Il aurait été possible d'utiliser une betonnière de 300 l (que j'ai acheté) pour faire les fondations, mais il aurait fallu environ 40 bétonnières pour le même résultat. La seule différence est que les 2 toupies ont déposé les 12 m3 en 1h30 (trajets comrpis), alors qu'il aurait fallu 2 voire 3 jours à la bétonnière (arrgh !).

3 semaines avant la venue du charpentier, nous avions donc une "magnifique" semelle en béton armé, prête à recevoir le soubassement (ou libage) qui servira lui-même de support à l'ossature... mais ceci est une autre histoire...

1.9.05

Le terrassement

30 mai. Cette date constitue le début des travaux. La pelle a commencé à creuser. Elle a mis à jour la réelle nature du terrain... des cailloux, des cailloux et quelques cailloux...
J'ai suivi de près le décapage pour que les hauteur soient conformes à ce que nous souhaitions.
Nous voulions que le fond de fouille soit à - 85 cm du niveau 0 (qui correspond au niveau fini de la maison).
La plateforme de la maison devait être à -40 cm et celle du garage à -20 cm.
Nous avons profité de la présence de la pelle sur le terrain pour lui faire creuser les tranchées des différentes arrivées (eau, éléctricité...), le puit canadien et la cuve de récupération d'eau de pluie.

Free Image Hosting at www.ImageShack.us

Le terrassement a pris finalement 2 jours et, compte-tenu de la nature du terrain, il a fallu évacuer environ 80 m3 de cailloux (hiboux, genoux, choux...)

Free Image Hosting at www.ImageShack.us

Au final, le terrain décapé, la pelle rentrée chez elle, nous nous sommes retrouvés avec un terrain emmenthal (plein de trous). Ce terrain, qui paraissait grand jusque là est soudain devenu minuscule...

Free Image Hosting at www.ImageShack.us

Il nous restait à faire :
La maçonnerie...(to be continued)

31.8.05

L'implantation

Après avoir décrit les grands principes (youpi tralala), je vais tenter de rentrer plus dans les détails de chaque étape.
Au commencement Dieu créa la femme (certes cela n'a rien à voir) mais il paraît qu'il faut faire plus joyeux alors je vais tenter des blagues !!!
Or donc après l'achat du terrain, nous avons réalisé l'implantation. C'est rigolo à faire quoiqu'un peu délicat. Le tracé détermine en effet l'emplacement réel du futur château.
Nous avons suivi les plans de l'architecte le plus scrupuleuesement en tirant des cordeaux posés sur des chaises. Pour les novices et les non initiés, des chaises sont des bois placée verticalement et horizontalement (comme sur la photo ci joint)
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Une fois les cordeaux tirés, le tracé peut se faire sur le sol (par une bombe fluo). C'est ce tracé qui donne les dimensions de la maison, aussi il convient de faire gaffe.
Les problèmes que nous avons rencontrés étaient dus au fait que notre terrain est orienté plein sud avec une forte déclivité (je crois que c'est comme ça qu'on dit), ; il y a en effet plus de 5 mètres de dénivélation entre le haut et le bas du terrain. Il aurait donc fallu mettre des chaises de plus de 5 mètres pour avoir un tracé à l'horizontal (IN-FAIS-ABLE). Nous avons donc choisi de suivre le terrain naturel tout en sachant que cela impliquerait des petites différences dans les cotes finales.
Pour obtenir les angles les plus droits possibles, il nous fallu faire appel à ce bon vieux Pythagore et son application à 3, 4 et 5 mètres. On a pris une mesure à partir de l'angle droit à 3m, une autre sur l'autre axe à 4m et l'hypothénuse (qui n'est pas un cheval feminin agrippé) devait faire 5 m. Ca fonctionne très bien puisqu'au final sur les 5 angles droits (4 dans la maison et 1 dans le garage, 2 ne sont pas parfaits (mais qui l'est vraiment ?), mais très acceptables (dixit le charpentier qui en a vu d'autres).
Ce travail effectué, il nous a fallu determiner à quelle hauteur (ou plutôt profondeur nous souhaitions implanter la maison).
Nous avons défini un point 0 (zéro)qui correspond au niveau fini de la maison. Nous l'avons matérialisé dans un endroit où il serait toujours accessible.
Puis nous avons calculé la profondeur à creuser en vue du résultat final.